Lors du Congrès de L’ESMO de 2017, Tagrisso (AstraZeneca) a démontré son potentiel à devenir le nouveau traitment de référence de première intention contre le cancer du poumon à mutation de L'EGFR

Les résultats de l’essai de phase III FLAURA ont montré que Tagrisso a réduit le risque de progression ou de décès de plus de moitié, avec des avantages similaires pour tous les sous-groupes, incluant les patients présentant ou non des métastases cérébrales

Une survie sans progression (SSP) médiane sans précédent, avec 18,9 mois contre 10,2 mois pour le traitement de référence actuel

Augmentation cliniquement significative de la survie globale lors de l'analyse préliminaire

MISSISSAUGA (Ontario), le 10 septembre 2017 – AstraZeneca a présenté les résultats complets de l'essai de phase III FLAURA qui démontrent le potentiel évident de Tagrisso (osimertinib) à devenir le nouveau traitement de référence de première intention pour les patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé ou métastatique avec une mutation du récepteur de l'EGF (EGFR)1.

Les résultats de l'essai de phase III FLAURA présentés au premier symposium du président du congrès 2017 de l’European Society of Medical Oncology (ESMO) à Madrid, en Espagne, montrent que Tagrisso entraîne une augmentation cliniquement significative et supérieure de la survie sans progression par rapport aux inhibiteurs de la tyrosine kinase de l’EGFR (erlotinib ou géfitinib), qui constituent le traitement de référence actuel1.

Sean Bohen, vice-président directeur, Équipe mondiale de développement des médicaments et chef de la direction médicale chez AstraZeneca, a déclaré : « Les données de l’essai FLAURA sont vraiment emballantes. Jusqu'à ce jour, même avec les avancées thérapeutiques proposées par les inhibiteurs de l'EGFR de première et de deuxième génération, moins de 20 % des patients atteints de CPNPC avec mutation de l'EGFR étaient en vie au bout de cinq ans. Les résultats de FLAURA suggèrent que Tagrisso entraîne des bienfaits rapides et durables; il a donc le potentiel d’avoir un impact important à long terme sur la vie des patients et de répondre à d’importants besoins qui demeurent non comblés. »

Dr Suresh S. Ramalingam, investigateur principal de l'essai FLAURA oeuvrant au Winship Cancer Institute de l'Université Emory, à Atlanta (États-Unis), a déclaré : « Les résultats obtenus avec l’osimertinib entraîneront vraisemblablement un changement de paradigme majeur dans le traitement des patients atteints d’un cancer du poumon au stade avancé avec mutation de l'EGFR. Les résultats de l'essai FLAURA démontrent non seulement que l’osimertinib améliore nettement l'efficacité par rapport aux autres inhibiteurs de l’EGFR couramment utilisés, mais aussi qu’il présente un meilleur profil d’innocuité. »

« Ces nouvelles données tirées de l’essai FLAURA démontrent les bienfaits soutenus de Tagrisso en matière de survie sans progression par rapport au traitement de référence. Elles pourraient suggérer qu’il existe une nouvelle option de traitement de première intention pour les médecins qui traitent des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules avec mutation de l’EGFR », rapporte Dr Glenwood Goss, professeur de médecine à l’Université d’Ottawa et directeur médical de la recherche clinique et translationnelle du Centre de cancérologie de l’Hôpital d’Ottawa. « Au Canada, Tagrisso est déjà approuvé dans le traitement de deuxième intention; toutefois, les patients n’ont pas accès à ce nouveau médicament par leur régime public. Les données de l’essai FLAURA mettent encore plus en évidence les bienfaits de ce traitement ciblé, soulignant ainsi la raison pour laquelle il faut leur donner accès le plus rapidement possible. »

Sommaire des résultats clés relatifs à l’efficacité1 :

Critère d’évaluation Tagrisso Traitement de référence Risque relatif (RR)/ Rapport de cotes (RC)

Survie sans progression

(critère d’évaluation principal)

18,9 mois

(médiane)

10,2 mois

(médiane)

RR 0,46

IC à 95 %, 0,37-0,57, p < 0,0001

Survie globale à 25 % de maturité n.d. n.d.

RR 0,63

IC à 95 %, 0,45-0,88, p < 0,0068*

Durée de réponse

17,2 mois

(médiane)

8,5 mois

 (médiane)

n.d.
Taux de réponse objective 80 % 76 %

RC 1,28

0,85-1,93, p = 0,2335


* Le seuil de 0,0015 était requis pour accorder une valeur statistique à ce niveau de maturité. Une analyse finale de la survie globale est prévue à un niveau ultérieur de maturité.

Voici d’autres faits saillants des résultats de l’essai FLAURA1 :

  • Prolongement supérieur de la survie sans progression : Les patients traités par Tagrisso ont vu leur risque de progression ou de décès réduit de plus de moitié par rapport aux patients traités par l’erlotinib ou le géfitinib (risque relatif de 0,46; IC à 95 % : 0,37-0,57; p < 0,0001). La survie médiane sans progression a été de 18,9 mois chez les patients traités par Tagrisso contre 10,2 mois chez les patients recevant l’agent de comparaison.
  • Résultats préliminaires (à 25 % de maturité) cliniquement significatifs relativement à la survie globale : Le risque relatif de survie globale était de 0,63 (IC à 95 % : 0,45-0,88 ; p = 0,0068] en faveur de Tagrisso. Les données de survie globale étaient matures à 25 % lors de l'analyse intermédiaire (21 % des patients sous Tagrisso étaient décédés, ainsi que 30 % des patients recevant l’agent de comparaison). La valeur de p de 0,0068 ne se situait pas sous le seuil de 0,0015 requis pour accorder une valeur statistique à ce niveau de maturité. Une analyse finale de la survie globale est prévue ultérieurement.
  • Amélioration similaire de la survie sans progression pour tous les sous-groupes : Les améliorations observées avec Tagrisso relativement à la SSP ont été similaires dans tous les sous-groupes de patients prédéfinis, avec une réduction d'au moins 40 % du risque de progression ou de décès, notamment chez les patients présentant ou non des métastases dans le système nerveux central au début de l’étude, chez les patients asiatiques ou non, chez les patients avec ou sans antécédents de tabagisme et chez les patients présentant une délétion de l’exon 19 ou une mutation L858R.
  • Une durée de réponse et un taux de réponse objective impressionnants : Les patients traités par Tagrisso ont présenté une durée de réponse médiane plus que doublée par rapport aux patients traités par l’agent de comparaison (17,2 mois contre 8,5 mois) et un taux de réponse objective (mesure de la réduction de la tumeur) de 80 % contre 76 % par rapport à l’agent de comparaison (rapport de cotes de 1,28 [0,85-0,93], p = 0,2335).

Les résultats d'innocuité de l’essai FLAURA correspondent à ceux observés dans les essais cliniques précédents : Tagrisso est associé à un faible taux d'effets indésirables (EI) de grade ≥ 3. Chez les patients traités par Tagrisso, les effets indésirables les plus courants ont été la diarrhée (58 % [2 % de grade ≥ 3]) et la sécheresse cutanée (32 % [< 1 % de grade ≥ 3]). Dans le groupe recevant l’agent de comparaison, les EI les plus courants ont été la diarrhée (57 % [3 % de grade ≥ 3]) et la dermatite acnéiforme (48 % [5 % de grade ≥ 3])1. Sur l'ensemble des patients traités par Tagrisso, 33,7 % ont présenté des EI de grade ≥ 3, contre 44,8 % des patients traités par l’agent de comparaison. 13,3 % des patients sous Tagrisso ont développé des EI ayant entraîné l’abandon du traitement contre 18,1 % des patients traités par l’agent de comparaison1.

S’appuyant sur les données de l'essai FLAURA, AstraZeneca est présentement en pourparlers avec les autorités réglementaires mondiales afin de déposer des demandes d’homologation pour Tagrisso. Le statut des différentes demandes d’homologation est généralement révélé lors de l’annonce des résultats trimestriels de la société.

Tagrisso est actuellement homologué dans plus de 50 pays, notamment les États-Unis, l'Union européenne, le Japon et la Chine, à titre de traitement de 2e intention pour les patients atteints d'un CPNPC au stade avancé ayant progressé après un traitement par un ITK de l’EGFR à cause de la mutation de résistance T790M de l'EGFR.

Remarques aux rédacteurs

À propos du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC)

En moyenne, 57 Canadiens succombent chaque jour au cancer du poumon2 – c’est plus de 20 000 chaque année3. En fait, à lui seul, le cancer du poumon fait plus de victimes que le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer de la prostate réunis2. Le CPNPC, qui représente de 85 à 90 % des cas de cancer du poumon recensés au Canada, est le type de cancer du poumon le plus répandu4. Il est bien souvent diagnostiqué à un stade avancé, et moins de 17 % des patients qui en souffrent sont encore en vie plus de cinq ans après avoir reçu leur diagnostic2. Le risque de CPNPC porteur de mutations génétiques augmente au sein de certains groupes ethniques. Chez les personnes de race blanche, la proportion de cas de CPNPC qui sont porteurs d’une mutation de l’EGFR est de 10 à 15 %, alors qu’elle atteint de 30 à 40 % chez les personnes d’origine asiatique5. Par ailleurs, les populations qui sont les plus susceptibles d’être atteintes d’un CPNPC porteur de la mutation T790M de l’EGFR sont les femmes et les personnes qui n’ont jamais fumé6.

À propos de FLAURA

L’essai FLAURA visait à comparer l'efficacité et l'innocuité de Tagrisso à 80 mg administré une fois par jour par voie orale à celles du traitement de référence par un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) de l’EGFR (soit l’erlotinib [150 mg à prise orale, une fois par jour], soit le géfitinib [250 mg à prise orale, une fois par jour]) chez des patients atteints d’un CPNPC localement avancé ou métastatique porteur d’une mutation de l’EGFR n'ayant jamais été traités. L'essai a été mené en double insu avec répartition aléatoire auprès de 556 patients à travers 30 pays.

Le principal critère d’évaluation de l’essai était la SSP et les critères d’évaluation secondaires comprenaient les suivants : survie globale, taux de réponse globale (TRG), durée de la réponse (DR), taux de maîtrise de la maladie (TMM), innocuité et mesures de la qualité de vie liée à la santé (HRQoL).

À propos de Tagrisso

Tagrisso en comprimés à 80 mg administrés une fois par jour a été approuvé au Canada, aux États-Unis, dans l’Union européenne, au Japon, en Suisse, en Israël, au Mexique, en Corée du Sud et en Australie, et dans plusieurs autres à titre de premier médicament approuvé dans le traitement des patients atteints d’un CPNPC localement avancé ou métastatique porteur de la mutation T790M de l’EGFR ayant progressé pendant ou après le traitement par un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) de l’EGFR. Pour être admissible au traitement par Tagrisso, la présence de la mutation T790M de l’EGFR dans la tumeur doit être confirmée chez le patient7. Au Canada, Tagrisso a reçu un avis de conformité avec conditions en juillet 2016.

Le programme de développement de Tagrisso est l’un des plus courts qui soient, à peine plus de deux ans et demi s’étant écoulés entre le début des essais cliniques et l’obtention de l’approbation. Tagrisso est un inhibiteur irréversible de l’EGFR issu de la recherche scientifique et conçu pour combattre le mécanisme de résistance en ciblant la mutation de résistance T790M.7 Tagrisso fait aussi l’objet de recherches comme traitement adjuvant et traitement de première intention de la maladie métastatique, y compris chez les patients présentant ou non des métastases cérébrales, de la maladie leptoméningée, ainsi qu’en association avec d’autres traitements.

À propos d’AstraZeneca et du cancer du poumon

AstraZeneca s'engage à mettre au point des traitements pour aider tous les patients atteints d’un cancer du poumon. Nous disposons de deux traitements approuvés et d'un nombre croissant de molécules en développement qui ciblent les mutations génétiques des cellules tumorales et qui décuplent la réponse immunitaire contre le cancer. Nos efforts scientifiques incessants visent à proposer davantage de traitements révolutionnaires permettant de prolonger et d'améliorer la vie des patients à toutes les étapes de leur maladie, peu importe leur type de traitement.

À propos d’AstraZeneca et de l'oncologie

Non seulement AstraZeneca peut compter sur un héritage bien établi dans le domaine de l’oncologie, elle propose aussi un portefeuille de nouveaux médicaments en développement qui croît rapidement et qui sera en mesure de transformer la vie des patients et l'avenir de la société. Avec au moins six nouveaux médicaments à lancer entre 2014 et 2020 et plusieurs produits en développement, notamment des petites molécules et des agents biologiques, nous nous engageons à positionner la nouvelle gamme de produits oncologiques d’AstraZeneca comme l’une des cinq plateformes de croissance de la société, en ciblant ainsi le cancer du poumon, le cancer de l’ovaire, le cancer du sein et le cancer du sang. Outre nos capacités principales, nous recherchons activement des partenariats et des investissements innovants qui accélèrent la mise en oeuvre de notre stratégie, comme le montre notre investissement en hématologie chez Acerta Pharma.

Tirant parti de la puissance de nos quatre plateformes scientifiques (immuno-oncologie, catalyseurs tumoraux et mécanismes de résistance, réponse aux dommages à l'ADN et conjugués anticorps-médicament) et en excellant dans le développement de combinaisons personnalisées, AstraZeneca dispose de la vision nécessaire pour redéfinir le traitement du cancer et, un jour, faire que le cancer ne représente plus une cause de décès.

À propos d’AstraZeneca

AstraZeneca est une société biopharmaceutique internationale axée sur l’innovation, dont la priorité est de découvrir, de mettre au point et de commercialiser des médicaments destinés aux soins primaires et spécialisés, qui ont pour but de changer des vies. Elle se concentre sur trois domaines thérapeutiques importants : les maladies cardiovasculaires et métaboliques; l’oncologie; et les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immunes.

AstraZeneca exerce ses activités dans plus de 100 pays, et ses médicaments innovateurs sont utilisés par des millions de patients dans le monde entier. Sa filiale canadienne, AstraZeneca Canada, dont le siège social est situé à Mississauga, en Ontario, compte plus 675 employés au pays. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la société au www.astrazeneca.ca.

PERSONNE-RESSOURCE

Michelle Marchione, chef principale, Communications de l’entreprise

AstraZeneca Canada

Tél. : 905-803-5749

Courriel : michelle.marchione@astrazeneca.com

 

Références :

1 Ramalingam et al. Osimertinib vs standard-of-care EGFR-TKI as first-line treatment in patients with EGFRm advanced NSCLC: FLAURA. Dans le cadre du : premier symposium du président du congrès 2017 de l’European Society of Medical Oncology (ESMO); le 8-12 septembre; Madrid, Espagne.

2 Cancer pulmonaire Canada. Rapport sur les différents visages du cancer du poumon de 2015. Disponible en ligne : http://www.lungcancercanada.ca/LungCancerCanada/media/Documents/French/Rapport-Sur-Les-Differents-Visages-Du-Cancer-Du-Poumon-2016.pdf. Consulté le 7 décembre 2016.

3 Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer 2015. Disponible en ligne : http://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2015-EN.pdf?la=en. Consulté le 7 décembre 2016.

4 Molina JR, et al. Non-small cell lung cancer: Epidemiology, risk factors, treatment and survivorship. Mayo Clin Proc. 2008 May; 83(5): 584-594.

5 Ellison G, et al. EGFR mutation testing in lung cancer: a review of available methods and their use for analysis of tumour tissue and cytology samples. J Clin Pathol. 2013; 66: 79-89.

6 Gazdar A, et al. Hereditary lung cancer syndrome targets never smokers with germline EGFR gene T790M mutations. Thorac Oncol. 2014 April; 9(4): 456–463.

7 TAGRISSOMC (osimertinib) Monographie du produit. Disponible à l’adresse https://www.astrazeneca.ca/content/dam/az-ca/downloads/productinformation/TAGRISSO%20-%20Product-Monograph.pdf. Consulté le 8 septembre 2017.