À l'occasion du congès 2017 de l'ESMO, AstraZeneca annonce une survie sans progression supérieure chez les patients atteints d'un cancer du poumon localement avancé non résécable traités par le durvalumab dans le cadre de l'essai PACIFIC

Le durvalumab augmente la survie sans progression (SSP) de plus de 11 mois par rapport au traitement de référence et est le premier médicament qui entraîne une SSP supérieure dans ce contexte.

La présentation des données lors du congrès 2017 de l’ESMO a été précédée par la désignation de « traitement novateur » récemment accordée par la FDA au durvalumab pour le traitement du cancer du poumon localement avancé, non résécable.

L’essai PACIFIC continue d’évaluer l’autre critère d’évaluation principal, la survie globale.

MISSISSAUGA (Ontario), le 9 septembre 2017 – AstraZeneca et MedImmune, sa filiale internationale de recherche et développement spécialisée dans les produits biologiques, ont présenté les données complètes sur la SSP d’une analyse intermédiaire planifiée de l’essai de phase III PACIFIC. Les résultats montrent que le durvalumab a entraîné une augmentation statistiquement et cliniquement significative de la SSP par rapport au traitement de référence actuel avec surveillance active chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (stade III), non résécable qui n’avait pas progressé après une chimiothérapie classique à base de platine associée à une radiothérapie (chimioradiothérapie)1.

Les résultats de l’essai de phase III PACIFIC, présentés lors du Symposium du président I du congrès 2017 de l’European Society of Medical Oncology (ESMO) à Madrid, en Espagne, montrent une augmentation de la SSP de plus de 11 mois chez les patients traités par le durvalumab par rapport à ceux recevant le placebo (renseignements complets dans le tableau ci-dessous)1. L’augmentation de la SSP obtenue avec le durvalumab a été observée dans tous les sous-groupes prédéterminés, notamment ceux dont la tumeur exprime la protéine PD-L1. De plus, la fréquence des métastases était plus faible chez les patients traités par le durvalumab que chez ceux recevant le placebo1. L’essai PACIFIC continue d’évaluer la survie globale (SG), l’autre critère d’évaluation principal. Les résultats détaillés de l’essai PACIFIC sont publiés en ligne dans la revue New England Journal of Medicine.

Sean Bohen, vice-président directeur, Équipe mondiale de développement des médicaments et chef de la direction médicale chez AstraZeneca, a déclaré : « Les résultats de l’essai de phase III PACIFIC sont incroyablement encourageants pour une population de patients qui, jusqu’à maintenant, ne disposait d’aucune option de traitement. En tant que premier traitement immuno-oncologique permettant d’augmenter la survie sans progression dans ce contexte, le durvalumab dispose d’un réel potentiel pour devenir un nouveau traitement de référence pour les patients atteints d’un CPNPC localement avancé, non résécable n’ayant pas progressé après la chimioradiothérapie. »

Le Dr Mark Vincent, professeur d’oncologie à l’Université de Western Ontario et oncologue médical consultant du London Regional Cancer Program, a indiqué : « Ces données constituent un jalon important dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules de stade III. Pour les patients dont la tumeur est non résécable, le pronostic est défavorable et les options sont limitées. Les résultats du durvalumab démontrés dans le cadre de cet essai peuvent offrir une nouvelle option thérapeutique pour certains patients, en exploitant la science de l’immuno-oncologie pour traiter cette maladie. »

Résumé des principaux résultats sur l’efficacité1 :

Critère d’évaluation Médicament Valeur Risque relatif (RR)/ intervalle de confiance (IC)

SSP*

(premier critère d’évaluation principal)

Durvalumab 16,8 mois (médiane)

RRI: 0,52

IC à 95 % : 0,42 à 0,65; p < 0,0001

Placebo 5,6 mois (médiane)
Durée de réponse (DR) Durvalumab Non atteinte n.d.
Placebo 13,8 mois
Taux de réponse objective (TRO) tel que mesuré, par rapport au début de l’étude, au moyen d’une TDM réalisée après la chimioradiothérapie Durvalumab 28,4%

IC à 95 % : 24,28 à 32,89 ; p < 0,001

Placebo 16,0%

16,0 %

IC à 95 % : 11,31 à 21,59 ; p < 0,001


* Délai entre la répartition aléatoire et la confirmation de la première progression tumorale, ou du décès en l’absence d’une progression. La répartition aléatoire dans l’essai PACIFIC a été effectuée sur une période allant jusqu’à six semaines après la fin de la chimioradiothérapie concomitante qui a généralement duré au moins six semaines. Si la SSP était mesurée avant la chimioradiothérapie concomitante, cela ajouterait environ 3 mois ou plus à la valeur de SSP pour chaque groupe.

Chez les patients traités par le durvalumab, les effets indésirables (EI) liés au traitement les plus fréquents par rapport au placebo ont été la toux (35,4 % contre 25,2 %), la pneumonite/pneumonie d’irradiation (33,9 % contre 24,8 %), la fatigue (23,8 % contre 20,5 %), la dyspnée (22,3 % contre 23,9 %) et la diarrhée (18,3 % contre 18,8 %). Des EI de grade 3 ou 4 sont survenus chez 29,9 % des patients traités par le durvalumab et chez 26,1 % de ceux recevant le placebo, et 15,4 % des patients ont arrêté le traitement à l’étude à cause d’EI, par rapport à 9,8 % des patients recevant le placebo1.

Le 31 juillet 2017, le durvalumab s’est vu accordé la désignation de « traitement novateur » par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis en tant que traitement potentiel pour les patients atteints d’un CPNPC localement avancé, non résécable n’ayant pas progressé après une chimioradiothérapie à base de platine2.

À la lumière des données de l’essai PACIFIC, AstraZeneca est en pourparlers avec les autorités réglementaires mondiales afin de déposer une demande d’homologation pour le durvalumab. Le statut des différentes demandes d’homologation est généralement révélé lors de l’annonce des résultats trimestriels de la société.

Le durvalumab a bénéficié d’une approbation accélérée de la part de la FDA des États-Unis pour les patients atteints d’un cancer de la vessie à un stade avancé ayant déjà été traités. Il fait actuellement l’objet d’un examen au Canada et en Australie pour une utilisation similaire.

Remarques aux rédacteurs

À propos du CPNPC localement avancé (stade III)

Le cancer du poumon de stade III se compose de deux stades (IIIA et IIIB) définis par l’étendue locale du cancer et la possibilité ou non d’une intervention chirurgicale3. Il se différencie du stade IV, qui indique que le cancer s’est propagé (métastasé) à d’autres organes3.

Le cancer du poumon de stade III représente environ un tiers des cas de CPNPC et, selon les estimations, touchait environ 105 000 patients dans les pays du G7 en 20164. Plus de la moitié de ces patients présentaient des tumeurs non résécables. Le traitement de référence actuel comprend la chimiothérapie et la radiothérapie, suivies d’une surveillance active de la progression. Le pronostic demeure sombre et les taux de survie à long terme sont faibles1,5,6.

À propos de l’essai PACIFIC1

L’essai PACIFIC est un essai de phase III multicentrique, à répartition aléatoire, à double insu et contrôlé par placebo visant à évaluer l’utilisation du durvalumab comme traitement séquentiel chez des patients non sélectionnés atteints d’un CPNPC localement avancé (stade III) non résécable n’ayant pas progressé après une chimiothérapie à base de platine associée à une radiothérapie.

L’essai auquel participent environ 700 patients est mené dans 235 centres répartis dans 26 pays. Les critères d’évaluation principaux de l’essai sont la survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG), et les critères d’évaluation secondaires comprennent la SSP et la SG de référence, le taux de réponse objective (TRO) et la durée de réponse.

À propos du durvalumab

Le durvalumab, un anticorps monoclonal humain dirigé contre la protéine PD-L1, bloque l’interaction de la protéine PD-L1 avec les cellules CD80 à la surface des lymphocytes T afin de contrer les tactiques d’évasion immunitaire de la tumeur et d’induire une réponse immunitaire2.

Le durvalumab est encore étudié dans plusieurs essais où il est utilisé en monothérapie ou en association avec le trémélimumab et d’autres nouveaux médicaments potentiels en immuno-oncologie. Le durvalumab est évalué dans des essais de phase III comme monothérapie à différents stades du CPNPC, du cancer du poumon à petites cellules (CPPC), du cancer urothélial métastatique (CUm) et du carcinome squameux de la tête et du cou (CSTC). L’association durvalumab et trémélimumab est évaluée dans des essais de phase III portant sur le CPNPC, le CPPC, le CUm et le CSTC, ainsi que dans des essais de phase I et II portant sur le carcinome hépatocellulaire (CHC) et les tumeurs malignes hématologiques.

À propos d’AstraZeneca et du cancer du poumon

AstraZeneca s’engage à mettre au point des traitements pour aider tous les patients atteints d’un cancer du poumon. Nous disposons de deux traitements approuvés et d’un nombre croissant de molécules en développement qui ciblent les mutations génétiques des cellules tumorales et qui décuplent la réponse immunitaire contre le cancer. Nos efforts scientifiques incessants visent à proposer davantage de traitements révolutionnaires permettant de prolonger et d’améliorer la vie des patients à toutes les étapes de leur maladie, peu importe leur type de traitement.

À propos de l’approche d’AstraZeneca en immuno-oncologie (IO)

L’immuno-oncologie est une approche thérapeutique visant à stimuler le système immunitaire de l’organisme afin qu’il attaque les tumeurs. Chez AstraZeneca et MedImmune, notre filiale de recherche et développement spécialisée dans les produits biologiques, le portefeuille de médicaments immuno-oncologiques comporte des immunothérapies conçues pour contrer la suppression de l’immunité antitumorale. Nous estimons que les traitements immuno-oncologiques sont prometteurs qui transformeront la vie de la majorité des patients.

Nous avons établi un programme complet d’essais cliniques qui comprend la monothérapie (anti-PD-L1) par le durvalumab et l’association durvalumab et trémélimumab (anti-CTLA-4) dans plusieurs types de tumeurs, stades de la maladie et rangs d’utilisation. Ce programme utilise le biomarqueur PD-L1 comme un outil de prise de décision afin de définir la meilleure option thérapeutique pour un patient donné. En outre, notre capacité à associer notre portefeuille de médicaments immuno-oncologiques à nos petites molécules ciblées en voie de commercialisation dans le domaine de l’immuno-oncologie et aux portefeuilles de nos partenaires de recherche peut aboutir à de nouvelles options de traitement pour un large éventail de tumeurs.

À propos d’AstraZeneca et de l’oncologie

Non seulement AstraZeneca peut compter sur un héritage bien établi dans le domaine de l’oncologie, elle propose aussi un portefeuille de nouveaux médicaments en développement qui croît rapidement et qui sera en mesure de transformer la vie des patients et l’avenir de la société. Avec au moins six nouveaux médicaments à lancer entre 2014 et 2020 et plusieurs produits en développement, notamment des petites molécules et des agents biologiques, nous nous engageons à positionner la nouvelle gamme de produits oncologiques d’AstraZeneca comme l’une des cinq plateformes de croissance de la société, en ciblant ainsi le cancer du poumon, le cancer de l’ovaire, le cancer du sein et le cancer du sang. Outre nos capacités principales, nous recherchons activement des partenariats et des investissements innovants qui accélèrent la mise en oeuvre de notre stratégie, comme le montre notre investissement en hématologie chez Acerta Pharma.

Tirant parti de la puissance de nos quatre plateformes scientifiques (immuno-oncologie, catalyseurs tumoraux et mécanismes de résistance, réponse aux dommages à l’ADN et conjugués anticorps-médicament) et en excellant dans le développement de combinaisons personnalisées, AstraZeneca dispose de la vision nécessaire pour redéfinir le traitement du cancer et, un jour, faire que le cancer ne représente plus une cause de décès.

À propos de MedImmune

MedImmune est la filiale internationale de recherche et développement d’AstraZeneca spécialisée dans les produits biologiques. Cette société biopharmaceutique axée sur l’innovation se consacre à la découverte, à la mise au point et à la commercialisation de petites molécules et de médicaments biologiques d’ordonnance. MedImmune est une pionnière en recherche innovante et explore de nouvelles voies dans les domaines de l’oncologie, des maladies respiratoires, des maladies cardiovasculaires et métaboliques, ainsi que des infections et des vaccins. Le siège social de MedImmune est situé à Gaithersburg, dans le Maryland. Il s’agit de l’un des trois centres mondiaux de R&D d’AstraZeneca, avec Cambridge au Royaume-Uni et Mountain View en Californie. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la société au www.medimmune.com.

À propos d’AstraZeneca

AstraZeneca est une société biopharmaceutique internationale axée sur l’innovation, dont la priorité est de découvrir, de mettre au point et de commercialiser des médicaments destinés aux soins primaires et spécialisés, qui ont pour but de changer des vies. Elle se concentre sur trois domaines thérapeutiques importants : les maladies cardiovasculaires et métaboliques; l’oncologie; et les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immunes. AstraZeneca exerce ses activités dans plus de 100 pays, et ses médicaments innovateurs sont utilisés par des millions de patients dans le monde entier. Sa filiale canadienne, AstraZeneca Canada, dont le siège social est situé à Mississauga, en Ontario, compte plus 675 employés au pays. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la société au www.astrazeneca.ca.

PERSONNE-RESSOURCE

Michelle Marchione, chef principale, Communications de l’entreprise

AstraZeneca Canada

Tél. : 905-803-5749

Courriel : michelle.marchione@astrazeneca.com

Références :

1 Antonia S, et al. Durvalumab after Chemoradiotherapy in Stage III Non–Small-Cell Lung Cancer. The New England Journal of Medicine. 2017. Consulté le 8 septembre 2017. Accessible à l’adresse http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1709937#t=article

2 AstraZeneca. Imfinzi granted Breakthrough Therapy Designation by US FDA for patients with locally-advanced unresectable non-small cell lung cancer. Accessible à l’adresse https://www.astrazeneca.com/media-centre/press-releases/2017/imfinzi-granted-breakthrough-therapy-designation-by-us-fda-for-patients-with-locally-advanced-unresectable-non-small-cell-lung-cancer-31072017.html. Consulté le 8 septembre 2017.

3 Société canadienne du cancer. Stades du cancer du poumon non à petites cellules. Accessible à l’adresse http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/staging/?region=on. Consulté le 8 septembre 2017.

4 Aupérin A, et al. Meta-analysis of concomitant versus sequential radiochemotherapy in locally advanced non-small-cell lung cancer. J Clin Oncol 2010;28:2181–90.

5 Yoon SM, et al. Therapeutic Management Options for Stage III Non-Small Cell Lung Cancer. World J Clin Oncol 2017;8:1–20

6 Ahn JS, et al. J Clin Oncol 2015; 33:2660–6.

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