Approbation par Santé Canada de TAGRISSO(MC) (osimertinib) pour le traitement des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules localement avancé ou métastatique porteur de la mutation T790M de l’EGFR

MISSISSAUGA (ONTARIO), 11 juillet 2016 /CNW/ – AstraZeneca Canada a annoncé aujourd’hui que Santé Canada a approuvé l’emploi de TAGRISSOMC (osimertinib) en comprimés administrés une fois par jour pour le traitement des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé ou métastatique porteur de la mutation T790M du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) ayant progressé pendant ou après le traitement par un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) de l’EGFR. En tant que premier traitement de sa classe thérapeutique, TAGRISSO a reçu un avis de conformité avec conditions (AC-C) fondé sur des données probantes prometteuses quant à son efficacité clinique; l’approbation a été accordée en attendant les résultats d’essais additionnels permettant de vérifier son bienfait clinique1.

TAGRISSO est le premier et le seul médicament approuvé qui est indiqué dans le traitement des patients atteints d’un CPNPC localement avancé ou métastatique porteur de la mutation T790M de l’EGFR. En tant que traitement anticancéreux ciblé, TAGRISSO est un ITK de l’EGFR qui agit, d’une part, sur l’EGFR porteur d’une mutation sensibilisatrice contribuant à l’apparition du cancer et, d’autre part, sur l’EGFR porteur de la mutation génétique T790M qui confère à la tumeur une résistance aux ITK de l’EGFR utilisés actuellement2. TAGRISSO est une avancée thérapeutique qui permet aux patients de prolonger leur traitement oral par un ITK de l’EGFR et qui retarde, de ce fait, le recours à la chimiothérapie3.

Les cellules cancéreuses acquièrent presque toujours une résistance au traitement qui entraîne la progression du cancer4. Près de deux tiers des patients qui sont atteints d’un CPNPC caractérisé par une mutation de l’EGFR et ayant progressé après le traitement par un ITK de l’EGFR deviennent porteurs de la mutation de résistance T790M contre laquelle il n’existe qu’un nombre limité d’options thérapeutiques.

Au Canada, on dénombre en moyenne 57 décès attribuables au cancer du poumon par jour5 – soit plus de 20 000 par an6. En fait, à lui seul, le cancer du poumon fait plus de victimes que le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer de la prostate réunis7. Le CPNPC, qui représente de 85 à 90 % des cas de cancer du poumon recensés au Canada, est le type de cancer du poumon le plus répandu8. Le diagnostic du CPNPC a souvent lieu à un stade avancé, et moins de 17 % des patients ayant reçu un diagnostic de CPNPC vivent plus de cinq ans après l’avoir reçu9

« L’approbation de TAGRISSO est une excellente nouvelle pour les patients canadiens qui sont porteurs d’une mutation de l’EGFR, notamment de la mutation T790M, et pour leur médecin, affirme le Dr Benoît Samson, hémato-oncologue au Centre intégré de cancérologie de la Montérégie (CICM) du CSSS Champlain – Charles-Le Moyne et professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Jusqu’à présent, ces patients ne disposaient que d’un nombre limité d’options thérapeutiques, mais ce traitement ciblé permet de ralentir la progression du cancer et de retarder l’instauration d’une chimiothérapie, ce qui est une bonne nouvelle pour eux. »

Mutations génétiques mises en cause dans le cas du CPNPC

Le risque de CPNPC porteur de mutations génétiques augmente au sein de certains groupes ethniques. Chez les personnes de race blanche, la proportion de cas de CPNPC qui sont porteurs d’une mutation de l’EGFR est de 10 à 15 %, alors qu’elle atteint de 30 à 40 % chez les personnes d’origine asiatique10. Par ailleurs, les populations qui sont les plus susceptibles d’être atteintes d’un CPNPC porteur de la mutation T790M de l’EGFR sont les femmes et les personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie11.

L’arrivée de TAGRISSO sur le marché s’inscrit dans une nouvelle ère d’avancées thérapeutiques qui illustrent bien les perspectives prometteuses offertes par la « médecine personnalisée » et les « traitements ciblés », qui consistent à adapter le traitement médical aux caractéristiques, aux besoins et aux préférences de chaque patient. Ce type de traitement fondé sur des biomarqueurs se distingue des stratégies thérapeutiques classiques qui sont offertes indifféremment à tous les patients. En effet, comme la réponse thérapeutique est beaucoup plus prévisible dans le cas d’un traitement ciblé, ce sont uniquement les patients qui sont les plus susceptibles d’en retirer des bienfaits qui le reçoivent. On évite ainsi d’alourdir inutilement le fardeau thérapeutique et économique des patients qui ne répondraient pas au traitement ciblé.

« L’approbation de TAGRISSO constitue une avancée prometteuse dans le domaine des traitements ciblés et elle est porteuse d’espoir pour les Canadiens qui vivent avec cette maladie dévastatrice, explique Shem Singh, directeur général de Cancer pulmonaire Canada. Nous espérons qu’en poursuivant les travaux de recherche sur le CPNPC, nous parviendrons à mieux comprendre le rôle joué par les mutations génétiques et que nous continuerons à améliorer les stratégies de lutte contre ce type de cancer. »

Avant d’instaurer un traitement par TAGRISSO chez un patient dont le cancer a progressé après le traitement par un ITK, il convient de rechercher chez ce patient la présence de la mutation de résistance T790M de l’EGFR au moyend’une méthode de détection validée12. Les méthodes de détection actuelles nécessitent le prélèvement d’échantillons de tissu tumoral par biopsie. Or, les laboratoires canadiens travaillent actuellement à valider une méthode de détection de cette mutation dans le plasma qui permettra d’évaluer le statut des patients au moyen d’une simple analyse sanguine.

À propos de TAGRISSO

L’approbation réglementaire de TAGRISSO repose sur les données de deux études déterminantes de phase II, multicentriques, menées en mode ouvert et comportant un seul groupe de traitement (études AURAex [étude de prolongation de phase II] et AURA2), qui ont démontré l’efficacité de ce médicament chez 397 patients atteints d’un CPNPC porteur de la mutation T790M de l’EGFR ayant progressé pendant ou après un traitement par un ITK de l’EGFR. Dans le cadre de ces études, le taux de réponse objective (TRO) s’est établi à 66 % (intervalle de confiance [IC] : 61 % à 71 %). La survie sans progression (SSP) médiane a été de 9,7 mois (IC : 8,3 mois à [la limite supérieure de l’IC n’avait pas été atteinte au moment où l’analyse a été effectuée, puisqu’une forte proportion de patients recevaient encore le traitement à ce moment-là]). Le traitement par TAGRISSO a été associé à une réponse thérapeutique rapide; en effet, la majorité des patients (86 %) y ont répondu au cours des six semaines qui ont suivi le début des études. Les études ont révélé que les effets indésirables les plus fréquents du traitement par TAGRISSO sont la diarrhée, les éruptions cutanées, la sécheresse de la peau, les effets indésirables touchant les ongles, ainsi que le prurit et la stomatite13.

Au Canada, TAGRISSO a été évalué dans le cadre du processus d’approbation accélérée de Santé Canada et il a reçu un AC-C fondé sur des données probantes prometteuses quant à son efficacité clinique, en attendant les résultats d’essais additionnels permettant de vérifier son bienfait clinique14. Aux États-Unis, la FDA a soumis TAGRISSO à son processus d’évaluation accélérée (Fast Track) et lui a accordé les statuts suivants : percée thérapeutique (Breakthrough Therapy), évaluation prioritaire (Priority Review) et approbation accélérée (Accelerated Approval)15. TAGRISSO a également fait l’objet d’un processus d’évaluation accélérée et prioritaire en Europe16 et au Japon17.

À propos d’AstraZeneca

AstraZeneca est une société biopharmaceutique internationale axée sur l’innovation, dont la priorité est de découvrir, mettre au point et commercialiser des médicaments destinés aux soins primaires et spécialisés, qui ont pour but de changer des vies. Elle se concentre sur trois domaines thérapeutiques importants : les maladies cardiovasculaires et métaboliques; l’oncologie; et les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immunes. AstraZeneca exerce ses activités dans plus de 100 pays et ses médicaments innovateurs sont utilisés par des millions de patients dans lemonde entier. Sa filiale canadienne, AstraZeneca Canada, dont le siège social est situé à Mississauga, en Ontario, compte plus 675 employés au pays. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la société au www.astrazeneca.ca.

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RÉFÉRENCES :

1 Monographie de TAGRISSOMC (osimertinib).

2 Monographie de TAGRISSOMC (osimertinib).

3 McWhinney,S, Goldberg, R and McLeod, H, Platinum Neurotoxicity Pharmacogenetics,Molecular Cancer Therapeutics, January 2009 8; 10. Consulté le 11 avril 2016. Available at:http://mct.aacrjournals.org/content/8/1/10.long.

4 Housman G, et al. Drug resistance in cancer: an overview. Cancers. 2014; 6: 1769-1792.

5 Cancer pulmonaire Canada. 2015 Faces of Lung Cancer Report. Disponible auhttp://www.lungcancercanada.ca/getmedia/7f1ad2f4-2bb0-45e8-9bf5-d4fa01779a68/The-Faces-of-Lung-Cancer-2015.aspx. Consulté le 7 juin 2016.

6 Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer 2015. Disponible auhttps://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2015-FR.pdf. Consulté le 7 juin 2016.

7 Ibid.

8 Molina JR, et al. Non-small cell lung cancer: Epidemiology, risk factors, treatment and survivorship. Mayo Clin Proc. 2008 May; 83(5): 584-594.

9 Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer 2015. Disponible auhttps://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2015-FR.pdf. Consulté le 7 juin 2016.

10 Ellison G, et al. EGFR mutation testing in lung cancer: a review of available methods and their use for analysis of tumour tissue and cytology samples. J Clin Pathol. 2013; 66: 79-89.

11 Gazdar A, et al. Hereditary lung cancer syndrome targets never smokers with germline EGFR gene T790M mutations. Thorac Oncol. 2014 April; 9(4): 456-463.

12 Monographie de TAGRISSOMC (osimertinib).

13 Ibid.

14 Ibid.

15 U.S. Food and Drug Administration (FDA). FDA approves new pill to treat certain patients with non-small cell lung cancer. Communiqué de presse publié le 13 novembre 2015. Disponible auhttp://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm472525.htm. Consulté le 7 juin 2016.

16 Agence européenne des médicaments (EMA). EMA fast-tracks new oral treatment for non-small cell lung cancer. Communiqué de presse publié le 18 décembre 2015. Disponible auhttp://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/news_and_events/news/2015/12/news_detail_002448.jsp&mid=WC0b01ac058004d5c1. Consulté le 7 juin 2016.

17 AstraZeneca PLC. TAGRISSO (osimertinib) approved in Japan for patients with EGFR T790M mutation-positive metastatic non-small cell lung cancer. Communiqué de presse publié le 29 mars 2016. Disponible au https://www.astrazeneca.com/media-centre/press-releases/2016/tagrisso-approved-in-japan-for-patients-with-egfr-t790m-mutation-positive-metastatic-non-small-cell-lung-cancer-29032016.html. Consulté le 7 juin 2016.