Les données de la pratique courante montrent l'importance du choix de traitement dans le risque de pneumonie liée à la maladie pulmonaire obstructive chronique

MISSISSAUGA, ON (le 17 juin) - Une deuxième analyse des données de l'étude de cas réels PATHOS, publiée aujourd'hui dans le British Medical Journal, montre que le traitement de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) par SYMBICORT® (budésonide/formotérol) était associé à une plus faible fréquence de pneumonie et de décès liés à la pneumonie que le traitement de la MPOC par ADVAIR® (fluticasone/salmétérol). L’étude PATHOS est la plus vaste étude réalisée en pratique courante visant à comparer, chez des patients suivis pendant plus d’un an, l’efficacité et l’innocuité de deux traitements d’association couramment prescrits (combinant un corticostéroïde par inhalation [CSI] et un ß2 agoniste à longue durée d’action [BALA]) dans la MPOC.

Dans l'ensemble, le groupe de patients traités par ADVAIR® était associé à une fréquence de pneumonie plus élevée de 73 % (rapport de taux [RT] : 1,73 [intervalle de confiance à 95 % {IC} = 1,57 à 1,90]; p < 0,001; nombre de patients à traiter [NPT] lié à l'événement = 23 [IC à 95 % = 18 à 37]), avec un taux d'événements de 11,0 pour 100 années-patients, comparativement à 6,4 pour le groupe recevant SYMBICORT®. De même, le traitement par ADVAIR® était associé à un taux d'hospitalisation lié à la pneumonie plus élevé de 74 % que le traitement par SYMBICORT® (RT : 1,74 [IC à 95 % = 1,56 à 1,94]; p < 0,001; nombre de patients à traiter [NPT] lié à l'événement = 34 [IC à 95 % = 24 à 59]). Le nombre d'hospitalisations était de 7,4 pour 100 années-patients dans le groupe de traitement par ADVAIR® comparativement à 4,3 dans le groupe recevant SYMBICORT®. Une augmentation équivalente de 82 % du nombre de journées d'hospitalisation (53 jours pour 100 années-patients par rapport à 29 jours, respectivement; p < 0,001) était associé au traitement par ADVAIR®.

La durée moyenne des hospitalisations liées à la pneumonie était similaire dans les deux groupesi, mais le traitement par ADVAIR® était associé à un risque plus élevé de mortalité attribuable à une pneumonie (97 décès) que le traitement par SYMBICORT® (52 décès) (rapport de risques instantanés [RRI] : 1,76; IC à 95 % = 1,22 à 2,53; p = 0,0025).

«La pneumonie, une complication fréquente de la MPOC, entraîne des dépenses de santé et une mortalité considérables ,, indique le Dr Charlie Chan, professeur et vice-président de médecine à l’Université de Toronto, et pneumologue consultant pour le Réseau universitaire de la santé. Ces données sont significatives, car elles comparent pour la première fois le taux de pneumonie entre deux traitements d'association CSI/BALA couramment prescrits dans la même étude de cohorte appariée de patients atteints de MPOC. Ces données peuvent aider à révéler l'existence de lacunes dans les soins de santé et à fournir des informations additionnelles sur l'efficacité et l'innocuité des traitements telles qu'observées dans la pratique réelle.»

Une analyse antérieure des données de l'étude PATHOS portant sur le risque d'exacerbations modérées à graves et d'hospitalisations liées à la MPOC a été publiée plus tôt cette année dans le Journal of Internal Medicine. Ensemble, ces analyses de cas réels apportent des informations utiles sur les répercussions des deux associations thérapeutiques dans la pratique clinique, et offrent aux professionnels de la santé, aux patients et aux payeurs des renseignements précieux pour mieux guider leurs décisions thérapeutiques.

L’étude PATHOS, d’une durée de 11 ans et menée par l’Université d’Uppsala, a examiné rétrospectivement les dossiers médicaux de 5468* patients traités par une association CSI/BALA en Suède de 1999 à 2009, pour un total de 19 000 années-patients. Cette deuxième analyse publiée des données compare la fréquence de pneumonie liée à deux associations couramment prescrites. Afin que la comparaison soit valable, les patients d’une cohorte traités par ADVAIR® ont été appariés individuellement à un nombre équivalent de sujets traités par SYMBICORT®, un second CSI/BALA. Les investigateurs ont utilisé une technique statistique appelée «appariement par scores de propension» afin de réduire les biais et d’assurer que les deux cohortes traitées par une association CSI/BALA étaient comparables quant aux variables telles que l’âge, le sexe et la gravité de la maladie (laquelle était mesurée par des paramètres comme l’utilisation des médicaments, les maladies concomitantes liées à la MPOC, les hospitalisations antérieures de toutes causes, les taux d’exacerbations de la MPOC et les autres troubles tels que les infections respiratoires observées avant la première prescription d’un CSI/BALA).

À propos de la MPOC

La MPOC comprend deux affections pulmonaires graves – l’emphysème et la bronchite chronique – qui entraînent une inflammation chronique des voies respiratoires et une détérioration progressive de la fonction respiratoire, rendant ainsi la respiration normale difficile . Les symptômes fréquents de la MPOC sont l’essoufflement, les expectorations et la toux chronique. Les personnes atteintes de MPOC sont susceptibles de présenter des exacerbations de la maladie, soit une aggravation importante des symptômes qui est l’un des principaux facteurs contribuant à augmenter la mortalité et qui est liée à un déclin de la fonction respiratoire et à une dégradation de l’état de santé général. Plus de 750 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de MPOC, et jusqu’à 1,6 million de plus pourraient en être atteints, sans avoir encore reçu de diagnostic. Déjà, la MPOC est responsable d’un plus grand nombre de décès dans le monde que le cancer; elle est la quatrième cause de décès au Canada, avec environ 10 000 décès par année.

À propos de l’étude PATHOS

L’étude PATHOS est une étude rétrospective menée en pratique courante et ayant examiné les dossiers médicaux de 21 361 patients suédois atteints de MPOC sur une période de 11 ans, afin de mieux comprendre l’évolution des soins dans la MPOC et les répercussions des différentes stratégies de traitement sur les résultats pour les patients,. Il s’agit de la plus vaste et de la plus longue étude menée en pratique courante afin de comparer l’efficacité et l’innocuité de deux associations couramment prescrites dans la MPOC combinant un CSI et un BALA. Les données des dossiers médicaux ont été reliées aux registres nationaux suédois obligatoires pour les soins de santé, y compris aux données des registres sur les hôpitaux, les médicaments et les causes de décès pour la période allant de 1999 à 2009, puis analysées par l’Université d’Uppsala afin d’obtenir un portrait exact des résultats observés en pratique courante.

À propos des résultats en pratique courante

Contrairement aux études cliniques contrôlées avec randomisation, les études menées en pratique courante utilisent des données d’observation, telles que celles tirées des dossiers médicaux électroniques et des registres de soins de santé, afin de mieux comprendre les besoins cliniques qui ne sont pas comblés, le fardeau de la maladie, le coût des soins et les répercussions réelles, plutôt que présumées, des traitements et des stratégies de prise en charge dans la réalité. AstraZeneca s’est engagée à étudier les effets de ses médicaments dans la pratique courante, et non seulement dans les études cliniques contrôlées. Ces connaissances aideront AstraZeneca à mettre au point des médicaments qui améliorent le traitement des maladies et permettront en outre de faire des choix éclairés quant aux soins de santé afin d’assurer une utilisation efficace des médicaments et de réduire le fardeau financier autant pour les patients que pour le système de soins de santé.

*Les dossiers médicaux de 9893 patients traités par un CSI/BALA ont été analysés et appariés par scores de propension, une technique statistique courante qui permet d’équilibrer les groupes à l’étude afin de réduire le risque de biais lorsque la randomisation n’est pas possible ou adéquate. L’appariement de ces 9893 patients (7155 traités par l’association budésonide/formotérol; 2738 recevant l’association fluticasone/salmétérol) a permis d’obtenir deux cohortes appariées de 2734 patients chacune.

À propos de SYMBICORT® (budésonide/formotérol)

SYMBICORT® (budésonide/formotérol) contient un corticostéroïde à effet anti-inflammatoire, le budésonide, et un bronchodilatateur à action rapide et prolongée, le formotérol, dans un seul dispositif – l’inhalateur SYMBICORT® Turbuhaler®. SYMBICORT® (budésonide/formotérol) est indiqué dans le traitement de la MPOC dans 88 pays.

À propos d’AstraZeneca

AstraZeneca est une société biopharmaceutique internationale axée sur l’innovation, dont la priorité est de découvrir, mettre au point et commercialiser des médicaments d’ordonnance en gastro-entérologie, cardiologie, neurosciences, pneumologie et inflammation, oncologie et infectiologie. AstraZeneca a des activités dans plus de 100 pays et ses médicaments innovateurs sont utilisés par des millions de patients dans le monde entier. Le siège social canadien d’AstraZeneca est situé à Mississauga, en Ontario. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la compagnie au www.astrazeneca.ca.

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Références

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