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La plus grande étude clinique sur le cancer de la prostate rapporte une baisse de 42 % dans le risque d’évolution

Toronto (Ontario) le 20 juin 2001 - Une dose une fois par jour qui ralentit l’évolution du cancer de la prostate offre un nouvel espoir aux centaines de milliers d’hommes à travers le monde diagnostiqués chaque année d’un cancer de la prostate.

Les premiers résultats de l’essai clinique le plus important jamais effectué dans le domaine du cancer de la prostate démontrent qu’en comparaison avec un traitement type administré seul (chirurgie, radiothérapie ou attente sous surveillance), l’ajout du bicalutamide à 150 mg (CasodexMC) diminue de 42 % le risque d’évolution du cancer de la prostate au stade précoce et de 33 % le risque de dissémination du cancer dans les os. De plus, on a noté chez les patients qui recevaient du bicalutamide à 150 mg un délai significatif de la hausse de l’antigène prostatique spécifique (APS) – deuxième indicateur d’une meilleure maîtrise de la maladie.

Comme avec la plupart des cancers, les chances de survie sont meilleures lorsque le cancer de la prostate est détecté au stade précoce. De plus, le traitement à visée curative du cancer prostatique précoce (ex. : chirurgie, radiothérapie ou attente sous surveillance) n’est pas toujours efficace, car il y a souvent récidive ou évolution de la maladie. On sait que la croissance de la tumeur prostatique est stimulée par l’hormone mâle (androgène), à savoir, la testostérone. Donc, le recours précoce à un antiandrogène (médicament qui bloque au niveau du récepteur de la testostérone) en plus du traitement type, pourrait offrir de meilleures perspectives aux hommes atteints du cancer de la prostate. Une approche similaire s’est avérée très efficace pour le traitement du cancer du sein ; on a démontré que l’utilisation du tamoxifène (Nolvadex®, anti-œstrogène) en concomitance avec un traitement type, a amélioré les chances de survie des femmes atteintes de cette affection à son stade précoce. 

« L’évolution du cancer de la prostate est associée à un nombre de complications sérieuses telles que l’anémie, l’obstruction urinaire, l’insuffisance rénale, des douleurs intenses et des fractures pathologiques provoquées par les métastases osseuses. Je suis persuadé que ces premiers résultats du programme EPC, qui déjà s’avèrent prometteurs, seront une source d’espoir pour les patients atteints du cancer de la prostate, d’autant plus que nous sommes déjà en mesure de démontrer une réduction notable du risque d’évolution de la maladie», déclare le docteur Yves Fradet, professeur de chirurgie et d’urologie, directeur du dèpartment de chirurgie de l’Université Laval à Québec, et chercheur principal chercheurs du programme EPC. «Ces résultats, même s’ils requièrent un suivi pour évaluer leur impact sur la survie des patients, sont déjà une source d’espoir pour les patients».

«Les résultats du programme EPC sont extrêmement intéressants et ils provoqueront sûrement des discussions sur le rôle de l’hormonothérapie adjuvante dans le traitement du cancer de la prostate au stade précoce. Inévitablement, ces résultats inspireront d’abord une certaine réserve en raison de l’état préliminaire des données qui ne contiennent pas encore de renseignements sur la survie», dit le docteur Jack Barkin, chef du service d’urologie, hôpital régional Humber River à Toronto (Ontario). «Néanmoins, le prolongement du délai avant l’évolution de la maladie offrira des bienfaits importants aux patients atteints d’un cancer prostatique précoce, notamment à ceux qui présentent un risque élevé de morbidité associée à l’évolution de cette maladie».

Ces données seront présentées lors de la réunion de l’Association canadienne d’urologie (ACU) qui aura lieu le 27 juin 2001 à Toronto (Ontario). Elles ont déjà été soumises aux autorités réglementaires du Royaume-Uni et seront soumises également à d’autres autorités réglementaires à travers le monde au cours de l’an 2001. Le but de ces soumissions est d’offrir aux cliniciens et aux patients une autre option thérapeutique pour soigner le cancer prostatique localisé ou localement avancé.

La plupart des effets secondaires signalés avaient été prévus par le mode d’action du médicament. Les effets secondaires les plus fréquents étaient la gynécomastie et la sensibilité des seins. Cependant, chez la majorité des patients, ces réactions étaient légères à modérées, et bien souvent, elles disparaissaient ou s’amélioraient au retrait du traitement.

Au total, le programme EPC comprenait 8113 hommes présentant un cancer prostatique localisé ou localement avancé. Cette étude a été menée en Europe, en Amérique du Nord, en Scandinavie, en Afrique du Sud, en Australie, en Israël et au Mexique1. Au Canada, 14 centres de recherche, regroupant 318 patients, ont participé à l’étude. Les patients ont été répartis de façon aléatoire pour recevoir un traitement au bicalutamide à raison de 150 mg par jour ou un placebo, en plus du traitement type.

En dépit d’une plus grande sensibilisation de la population et d’un meilleur dépistage, le cancer de la prostate ne semble pas être connu au même degré que d’autres types de cancer comme, par exemple, le cancer du sein. Pourtant, il figure en deuxième position, après le cancer du poumon, parmi les types de cancer les plus fréquents chez les hommes au Canada ainsi que dans plusieurs pays occidentaux. D’après l’Institut national du cancer au Canada, on prévoit diagnostiquer environ 17 800 nouveaux cas de cancer de la prostate en 2001, ce qui entraînera le décès de quelque 4300 Canadiens2.

Chef de file canadien dans le traitement du cancer, AstraZeneca Canada Inc. détient un important portefeuille en oncologie pour le cancer du sein (Arimidex® et Nolvadex®), le cancer de la prostate (CasodexMC et Zoladex®) et le cancer colorectal. Engagés à fond dans les soins de santé, AstraZeneca Canada Inc. investit actuellement plus de 1,5 million de dollars par semaine en R&D au Canada seulement. Avec plus de 65 projets de recherche fondamentale et clinique en cours, AstraZeneca Canada Inc. travaille activement à découvrir des traitements innovateurs pour de nombreux types de cancer.

AstraZeneca est un des chefs de file mondiaux dans le domaine pharmaceutique, comme en témoigne sa vaste gamme de médicaments dans sept domaines thérapeutiques d’importance : cardiologie, gastro-entérologie, oncologie, analgésie/anesthésie, pneumologie, neurologie/psychiatrie et infectiologie. Au nombre des marques de commerce d’AstraZeneca figurent CasodexMC, Zoladex®, Atacand®, Losec®, Zestril®, Xylocaine®, Pulmicort®, Zomig® et Seroquel®. Le siège social canadien de la société et les installations de fabrication sont situés à Mississauga, en Ontario. La société possède également un centre de recherche ultramoderne à Montréal, au Québec. 


* CasodexMC est une marque de commerce, propriété des compagnies du groupe AstraZeneca.

Références :

  1. WA See, D McLeod, P Iversen, M Wirth. The Bicalutamide Early Prostate Cancer Program. Demography. Urol Onc 2001;vol6: 43-47.
  2. Institut national du cancer au Canada, Statistiques canadiennes sur le cancer 2001, Toronto (Ontario), Canada

Notes du rédacteur :

  • Les hommes présentant un cancer prostatique localisé ou localement avancé (de la classe T1b-4N0-1M0 (TNM 1997)) ont été répartis de façon aléatoire et égale (1:1) pour recevoir un traitement quotidien de 150 mg de bicalutamide (CasodexMC) ou un placebo, en plus des soins du traitement type. Le recrutement au programme EPC a cessé en juillet 1998 et l’étude se poursuit à l’heure actuelle. Les critères d’évaluation de l’étude comprennent le prolongement du délai avant l’évolution de la maladie, la survie globale et la tolérabilité. L’âge des patients lors du recrutement à l’étude se situait entre 38 et 93 ans (moyenne de 67 ans).
  • Le bicalutamide (CasodexMC) est un antiandrogène non stéroïdien bien toléré, administré une fois par jour, et utilisé actuellement pour le traitement du cancer de la prostate à des stades plus avancés, soit sous forme de monothérapie (à raison d’une dose quotidienne de 150 mg), soit en concomitance avec d’autres hormonothérapies (à raison d’une dose quotidienne de 50 mg).
  • Si vous souhaitez obtenir des renseignements complémentaires sur le cancer de la prostate et la prise en charge de cette affection, consultez le site Internet suivant: www.prostartonline.com.
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